C'est en 1911 que les autorités de la province de Hainaut, sous la présidence de Paul PASTUR, décidèrent la création des Écoles provinciales des textiles et de la bonneterie du Tournaisis.
Neuf salles dans l'ancienne gare et des guides qui ont travaillé, jeunes filles, dans les ateliers de tricot du village. Ici, l'histoire n'est pas sous vitrine : elle se raconte.
Nos visites guidées sont menées par des femmes qui ont travaillé, autrefois, dans les bonneteries de Quevaucamps. Elles connaissent le bruit des machines, le geste juste, les cadences et la vie d’atelier parce qu’elles l’ont vécue.
Devant une tricoteuse, elles ne lisent pas un cartel : elles se souviennent. C’est cette mémoire vivante, plus que les objets, qui fait le prix de la visite.
Au XIXᵉ siècle, Quevaucamps et ses environs furent le terrain d’une industrie textile florissante. Au lendemain de la guerre, le village comptait encore cinquante-six bonneteries — sans compter les innombrables ouvrières qui tricotaient à domicile, une machine posée sur la table de la cuisine.
Des colporteurs aux marchands toiliers, du bas à la chaussette, tout un monde s’organisait autour du fil. Une école de bonneterie fut même bâtie près de la gare en 1923 pour former les jeunes ouvrières. Puis la mécanisation et les délocalisations eurent raison de cet artisanat.
Depuis 1988, l’ancienne gare abrite ce qu’il en reste : machines, métiers, outils et documents, patiemment rassemblés et classés par l’association.
« On entre en pensant « ce ne sont que des chaussettes » et l'on ressort avec toute une histoire. »
Trois questions, pas de mauvaise réponse honteuse : juste de quoi se dire « tiens, je ne savais pas ». Nos guides vous raconteront le reste.
C'est en 1911 que les autorités de la province de Hainaut, sous la présidence de Paul PASTUR, décidèrent la création des Écoles provinciales des textiles et de la bonneterie du Tournaisis.
Les toits en dents de scie des bonneteries comportent un versant vitré orienté vers le nord, qui capte une lumière naturelle diffuse et constante, sans éblouissement ni surchauffe. Cette forme permettait d'éclairer uniformément de vastes ateliers de plain-pied, un atout essentiel pour repérer les défauts et travailler le textile avec précision.
Joseph-Marie Jacquard (1752-1834), inventeur lyonnais, a mis au point un métier à tisser programmable grâce à des cartons perforés, permettant de réaliser automatiquement des motifs complexes. Ce système de cartons est d'ailleurs considéré comme un ancêtre de la programmation informatique.
Réservation obligatoire — le musée se visite actuellement sur rendez-vous uniquement.
Parking cars et voitures. Étage non accessible aux PMR. Visite guidée par une ancienne ouvrière, sur réservation.
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